Victor Planson, élève, Prod'Factory : Je me verrais bien dans le métier de tourneur. C'est la chose qui me passionne le plus. Avant, j'étais au collège à Château-Thierry. Ça se passait plutôt bien, mais moi je n'aimais pas trop être toute la journée assis. Je me posais la question de ce que je voulais faire plus tard.
Jacques-Emmanuel Saulnier, Délégué Général, Fondation TotalEnergies : L'insertion professionnelle des jeunes est un sujet majeur et essentiel pour notre société. La Fondation TotalEnergies a décidé de s'engager pour soutenir des initiatives qui favorisent l'éducation, l'orientation ou l'insertion professionnelle de jeunes en situation de vulnérabilité sociale ou scolaire. Parce qu'il ne faut jamais oublier que chaque année, environ 80 000 jeunes quittent le système de l'Éducation nationale. Donc il faut absolument que chacun puisse trouver une solution. Le partenariat avec les Écoles de Production est totalement cohérent avec notre dynamique en faveur de la jeunesse.
Patrick Carret, Directeur Général, FNEP : Une École de Production, ce sont les entreprises, le territoire local — agglomérations ou communautés d’agglomération — et les structures qui s'occupent de la jeunesse. Trois parties prenantes qui se rencontrent et se retrouvent pour poursuivre un objectif commun : former des jeunes, dès quinze ans, sur un territoire, pour leur permettre ensuite d'intégrer les entreprises de ce même territoire. La Prod'Factory est la parfaite illustration d'une École de Production.
Victor Planson : J'ai pris du temps à manipuler les machines et à apprendre les gestes. Je pense avoir acquis les bases, mais il reste encore beaucoup de choses à apprendre, puisqu’il me reste encore un an, voire plus.
Éric et Audrey Planson, viticulteurs, parents de Victor : C'est rassurant de savoir qu'avec le CAP, il est opérationnel. On est fiers. On est fiers car il a trouvé sa voie. C’est très bien.
Jacques-Emmanuel Saulnier : Ce sont des jeunes qui viennent dans ces écoles dans une logique de « faire pour apprendre ». Ils ont des cours très pratiques, ainsi que quelques cours académiques, bien évidemment.
Olivier Courbet, Maître professionnel, Responsable d’atelier : Le « faire pour apprendre » est très important parce que les élèves sont valorisés dans ce qu'ils font. Ils savent que les commandes sont destinées à des clients extérieurs, de vrais entrepreneurs. Cela les valorise et les met en confiance pour les emplois qu'ils pourront occuper plus tard.
Laurent Nanet, Directeur Général, AEVA, entreprise cliente de l’école : Souvent, on trouve des compétences très loin. Ici, c'est vraiment une entreprise de proximité. Si jamais on a un souci ou un problème, on en parle et c'est résolu immédiatement. Ensuite, les pièces arrivent directement dans notre usine pour passer en production. Cette relation, on ne l'a pas dans le circuit habituel. En tant que chef d'entreprise, je pense que nous avons un rôle : former les jeunes et préparer l'avenir. C'est pour cela que j'ai souhaité participer à cette aventure.
Patrick Carret : Tous les jeunes ont des compétences qu'il faut savoir révéler. L'École de Production est un format insérant et qualifiant qui permet à des jeunes d'apprendre un métier, de rester sur leur territoire et d'intégrer des entreprises qui les accueillent avec enthousiasme.
Jacques-Emmanuel Saulnier : La Fondation TotalEnergies s'est engagée auprès des Écoles de Production en 2018 pour une durée de dix ans. Nous avons choisi de mobiliser 60 millions d'euros pour aider les Écoles de Production à atteindre le nombre de 100 sur le territoire national, en métropole et outre-mer. Aujourd'hui, en janvier 2026, elles sont au nombre de 77, dont 60 soutenues par la Fondation TotalEnergies. Cela représente environ 1 700 jeunes actuellement en formation dans le cadre du partenariat qui nous lie pour dix ans avec la Fédération Nationale des Écoles de Production.
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