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Une jeune femme dans un univers d’hommes

Parcours. Andréa a 20 ans. Elle est coquette et dotée d’un caractère bien trempé. Très tôt, elle assume et revendique l’envie de se tourner vers un métier manuel et perçu comme masculin. Faire ce qu’on aime, ne pas se poser de question et foncer… ce leitmotiv d’Andréa l’a conduit exactement là où elle voulait être. Dans quelques mois, elle sera technicien d’usinage.

      

Andréa :
Je m’appelle Andréa, j’ai 20 ans et je suis en train de me former pour le métier de technicien d’usinage.

Papa d’Andréa :
Bonjour Andréa

Maman d’Andréa :
Ça va chaton ?

Andréa :
Je vais faire des pièces grâce à des machines, en faisant de la programmation sur des machines de haute technologie.
Ça peut aller de pièces de voiture, à des pièces d’avion ou des pièces pour le médical.

Maman d’Andréa :
On est fiers parce qu’on voit qu’elle a trouvé sa voie en fait.
C’est quelqu’un qui a énormément de caractère, donc je trouve qu’un métier comme ça, pour elle, ça lui correspond vraiment, dans un milieu d’hommes. Donc je trouve que c’est vraiment bien.

Andréa :
Ce qui m’a donné envie de faire cette école, je dirai que c’est déjà le métier que j’ai adoré en faisant un stage ici. Et aussi le fait d’apprendre quelque chose de concret.

Andréa :
Je suis quelqu’un en général d’assez minutieux, donc j’aime bien que tout soit propre et parfait. Quand je fais des pièces propres, ça me rend heureuse pour la journée !
Ça m’est déjà arrivé de former des garçons à certaines machines. Après il n’y a pas eu de souci particulier. Ils étaient plutôt contents parce que j’aime bien le côté pédagogie, l’entraide entre élèves et il n’y aucun souci avec ça.
Il y a eu des moments depuis le début de ma scolarité, où j’ai eu des doutes, parce qu’il y avait des choses que je n’avais rien pas à faire. Et je voyais mes collègues qui avaient 2 ans de plus que moi en expérience dans cette école, y arrivaient très bien. Mais j’ai su remonter la pente et maintenant je pense que j’y arrive vraiment bien. Je pense que je serai un bon usineur.

Andréa :
J’ai la chance d’habiter dans un endroit où les femmes travaillent dans des métiers assez masculins. Ma meilleure amie est carrossière par exemple. Et du coup, je n’ai jamais eu ce problème de me poser la question « Est-ce que je peux faire un métier masculin ? Ou pas ? ». Pour moi, c’était complétement normal.

Andréa :
J’ai envie de transmettre que ce n’est pas parce qu’on est une femme, que l’on doit se laisser marcher dessus par les hommes. Et que vraiment il faut faire ce qu’on aime. Ça ne sert à rien de passer toute sa vie à faire quelque chose qu’on n’aime pas. Donc si on a envie de se tourner plutôt vers un métier manuel et un peu masculin, comme diraient les gens, autant le faire ! Il faut foncer !

Andréa :
Je pense que les hommes et les femmes sont vraiment complémentaires dans ce métier. Parce que les hommes ont les bras et le cerveau bien sûr. Et les femmes ont le cerveau et après les bras. Je pense que c’est plutôt ça ! (rires)